
PVC – Que du tube | Salles
Sortie famille. Au pétillant déluré du projet, l’atmosphère de déconnade sur scène et l’effervescence en
ébullition dans le public donnaient pourtant toutes les apparences d’un joyeux bordel. Mais
comme dirait l’autre, il en l’air, mais pas la musique.
Car à imaginer l’ingéniosité et la méticulosité que ces musiciens ont du consacrer à la (re)construction et aux arrangements des compositions, dont certaines leur sont originales, et d’autres des entités sonores composées d’un habile enchevêtrement d’extraits de classiques des répertoires du Funk, du Disco, du Rock, du Ska, de la Chanson Populaire, du Hip-Hop, s’imbriquant avec génie les uns dans les autres, comme autant de petits joyaux enchâssés dans un même bijou, on devine tout de suite que l’énergie de ce groupe n’a rien de bordélique. PVC, né en 2017, d’humour et d’amour du jeu musical, dans les circonstances bromoformes, est avant tout une histoire de copains de la scène alternative aquitaine, dont certains jouaientdéjà ensemble ou séparément dans d’autres formations, mus par l’envie de se faire plaisir autour d’un concept : retravailler des titres dansants célèbres, appartenant au patrimoine musical international des cinquante dernières années, et s’amuser à les concevoir mariés ensemble pour former des sortes de « super-morceaux » transcendants, aussi légers et faciles à écouter qu’ils sont techniquement compliqués à structurer. La formule surprend par sa fraîcheur, et accroche immédiatement l’attention, embringuée pour un voyage sonore endiablé, rocambolesque et fantasque, orchestré avec dextérité par des musiciens aussi précis et efficaces que leur déguisement de scène en clin d’oeil au personnage Mario Bros sont hilarants et décalés.
